Depuis plus de deux mois, aucune aide humanitaire n’est entrée à Gaza. Il s’agit du plus long blocus de ce type jamais subi par la bande de Gaza et constitue un sujet de vive préoccupation. Les agences des Nations Unies, dont le PAM et l’UNRWA, signalent que les stocks alimentaires sont désormais épuisés et que la plupart des ménages manquent d’eau potable. Les pillages d’entrepôts ont repris. Les humanitaires continuent d’alerter sur la propagation et l’aggravation de la faim dans l’enclave.
L’UE réitère son appel urgent à Israël pour qu’il lève immédiatement le blocus de Gaza. Des tonnes d’aide, représentant des provisions pour trois mois pour une population de 2,2 millions d’habitants, attendent à la frontière. Une fois le blocus levé, la situation nutritionnelle pourrait s’améliorer très rapidement. En tant que puissance occupante, Israël est tenu, en vertu du droit international, de veiller à ce que l’aide humanitaire parvienne à la population dans le besoin. L’UE est également préoccupée par le nouveau « mécanisme d’acheminement de l’aide à Gaza », qui aurait été approuvé par le cabinet de sécurité israélien le 4 mai, et qui est contraire aux principes humanitaires, comme l’ont souligné les agences des Nations Unies et les partenaires humanitaires. Ce mécanisme transférerait la responsabilité de la distribution de l’aide à des acteurs internationaux non humanitaires et à des sociétés de sécurité privées.
Notre message est clair : l’aide humanitaire ne doit jamais être politisée ni militarisée. L’utilisation de l’aide comme arme de guerre est interdite par le droit international humanitaire. L’aide doit parvenir aux civils dans le besoin. L’UE exhorte également Israël à agir sur la base des propositions de l’ONU dans le cadre du mécanisme 2720 et à garantir le plein respect du droit international humanitaire et des principes fondamentaux de l’action humanitaire – humanité, impartialité, neutralité et indépendance – en dialoguant de manière constructive avec l’ONU et les ONG désignées.
L’UE réitère son appel à la reprise du cessez-le-feu, à la libération immédiate et inconditionnelle des otages et à la cessation définitive des hostilités.
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