Bouleversant et intime, le documentaire Gaza et Idlib met en lumière un certain nombre de projets qui viennent en aide à des enfants dans des zones de conflit telles que Gaza et Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie, en promouvant une culture de tolérance et en proposant des activités de soutien psychologique dans un cadre éducatif, expliquent ses réalisateurs Mohammed Al Kahlout et Mohammed Hasan Al Rifai. Les deux hommes, l’un étudiant palestinien en journalisme, l’autre, reporter professionnel syrien, ont voulu insister sur l’importance de l’éducation, quelles que soient les circonstances. « Les projets qui préservent l’éducation même dans une zone de guerre sont de la plus haute importance. Ils ouvrent la voie à une génération éduquée qui contribuera à élever le niveau de la société à l’avenir », souligne Mohammed Al Rifai.

Considéré comme une grande réussite depuis sa diffusion sur la chaîne allemande Deutsche Welle, ce documentaire est pourtant le fruit d’un processus laborieux. « Ça n’a pas été facile », se souvient Mohammed Al Kahlout, qui explique qu’ils ont été confrontés à un grand dilemme pour choisir les meilleurs projets pouvant représenter leur cause. « Il nous a fallu plus d’un mois pour prendre notre décision… »

Unir leurs compétences autour d’une forme innovante de journalisme a également été un véritable défi pour ces deux réalisateurs qui n’avaient aucune expérience dans ce type de reportage commun. « Nous étions en contact depuis des années, mais nous n’avions jamais pensé à travailler ensemble. Ce concours nous a donné un formidable élan », ajoute Mohammed Al Rifai, qui envisage la production d’autres reportages communs à l’avenir. Le binôme s’est dit très ému et honoré de recevoir ce prix « précisément parce qu’il est remis par l’Union européenne elle-même. Cela va nous ouvrir énormément d’opportunités

Nous étions en contact depuis des années, mais nous n’avions jamais pensé à travailler ensemble. Ce concours nous a donné un formidable élan
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